Comptabilité au double col des Champs
Un message de Daniel Gobert
Cols doubles
La valeur des cols doubles dépend intrinsèquement de l'opération établie comme prioritaire dans l'ordre des champs opératoires.
En effet, si on se contente d'additionner les cols, si un col double compte pour deux, deux compteraient pour trois et trois pour quatre, ainsi de suite... Les cols qui n'existent pas ou sont considérés comme tels compteraient ainsi pour un. Et j'aurais dû dès lors, comme Thibaut passer sur la liste de discussion.
Mais c'est bien un effet multiplicatif qui s'exhibe ansi intra Chauvotum. Un col double comme au Scrabble compte pour deux en le multipliant par deux. Deux cols doubles comptent pour quatre. Mais, heureusement, nous sommes sauvés, un col qui n'existe pas compte pour zéro car deux fois zéro donne...zéro. Ouf !
Si on passe en tandem un col double, le gaillard d'avant peut comptabiliser le premier col et la gaillarde d'arrière peut comptabiliser l'autre car la moitié d'un col double vaut un col simple. Maintenant si la gaillarde d'arrière est votre moitié, vous devrez le lui faire refranchir une deuxième fois.
Bref, le problème du col double n'est pas simple, puisqu'il est double. Je me demande toutefois si vous êtes en train de doubler un autre cycliste au passage d'un col double, s'il compte pour quatre. Quoique doubler un tiers devrait finalement donner deux tiers. Et deux tiers d'un col double, faudra en grimper trois différents pour arriver à une unité en tiers, pardon, entière. Ce serait finalement plus facile mathématiquement mais sans doute beaucoup moins sportivement de doubler un car au passage du col double, car alors vous vous ramèneriez à une unité tout court.
Le cas le plus complexe restant pour terminer, le cas où vous grimpez en tandem avec votre moitié un col double en doublant au sommet un car occupé par des tiers.
Avant de vous phosphoriser le cerveau...lent, faudra vite au sommet avaler...un demi.
Simplement.
Dan.
Merci Daniel pour ce remarquable exposé.
Je me permettrais quand même de signaler quelques approximations et quelques
réductions simplificatrices dans ta démarche d'évaluation des cols doubles.
En effet, tu laisses de côté quelques éléments que je vais reprendre
rapidement.
Tu as bien signalé dès la première phrase de ton message "un train
sèchement" dépassé ou croisé, implicitement par le cycliste, puis tu laisses
cette variable de côté lors de ton intégration finale.
Est resté dans l'ombre ce truisme qu'un homme averti ou un cycliste en vaut
deux.
Enfin, par ces temps de froidure, on ne monte pas au col, fût-il double,
sans quelques gorgeons de ri-card.
En conséquence, l'homme du tandem est deux. Avertis, ils sont quatre.
S'étant abreuvés pour monter, combien sont-ils ?
Si l'observateur se place à l'intérieur du quatuor, sa vision étant doublée
comme il se doit par l'alcool, il voit 6 autres cyclistes doublant le double
col. Avec lui ils sont 7. Sept à franchir le double col, ça fait 14 cols
d'un coup pour l'homme du tandem qui était deux primitivement.
Mais si chacun d'eux voit bien 6 compaires et en déduit qu'ils sont 7, ça
fait bien au total 7x7, 49 compaires. Soit 98 simples qui passent le double
col. D'où 196 cols simples.
Voilà une belle procédure exponentielle pour les collectionneurs de cols
Mais le tandem croise un train sèchement en haut du col, en même temps qu'il
dépasse un car, dis-tu, qui contient des tiers. Les tiers du car forment une
multitude de douzièmes qui s'ajoutent aux quaténaires du train démultipliées
elles-mêmes par les tiers du train, ce qui forme une fois de plus des
quantités de douzièmes contemplant la scène des 98 qui franchissent le
double col. Pour peu que ce soit le col des 7 Frères... mais est-il dédoublé
celui-là ou plutôt septuplé ?
Je sens que la montée a été longue et que je perds pied. Que ces problèmes
de comptage de cols devraient être soumis au concours d'entrée à
polytechnique. Malheureusement, je crains qu'ils ne se foutent du tiers
comme du quart. Et nous mettent en quarantaine.
Parti au quart de tour, je crains d'avoir pris la clé des Champs et que mon
raisonnement ne se soit four-voyé par endroits
Je m’arrête là avant de déjanter
Bien à toi, et à vous
Hubert
Pataphysicien à l'occasion